| Regardez-vous , nous sommes là |
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| Écrit par renaR |
| Lundi, 21 Avril 2008 18:56 |
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Regardez vous, nous sommes là !! Perception : C'est l'émergence d'Identités Autonomes d'un peuple tout entier !
La Série Noire de renaR - 16 personnages - ces "gueules noires", ou ces "têtes cassées" comme certains les ont appelées, qui deviennent aussi l'allégorie de l'Emergence d'Identités Autonomes d'un Peuple tout Entier. Cette allégorie n'a été pensée qu'après, je veux dire après qu'aient été "créés" sur le papier ces personnages. C'est comme une projection de mes pensées actuelles sur le monde social, en me demandant "Qui pourraient être ces types, là, que je viens de dessiner...? Que peuvent ils faire? Que pensent ils...?". Mes projections se sont naturellement penchées sur le fait que ces gens font partis de ce monde, ici et immédiatement. Qu'ils "existent" : c'est vous, c'est nous... D'autres y voient naturellement mes propres douleurs, immédiates...et vives. C'est ainsi. Les deux sont probablement valables : à vrai dire, ces dessins au fusain ont d'abord été dessinés sans recherches préalables, sans "travail", à l'instinct. Je préfère assumer le fait qu'ils fassent partie du monde social, et affirmer leurs convictions, affirmer qu'ils "sont", et qu'ils ne sont donc précisément pas qu'un "reflet" du monde ou de moi même : Regardez-vous, nous sommes là... C'est aussi la volonté de ne pas nier la portée politique, sociale, psychanalytique de toute création.
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La Technique est simple et mixte à l'instar des grands formats ; les fusains sont faits main, sur papier toilé ou papier aquarelle, c'est selon. Puis ce fusain original est scanné ou bien photographié, j'importe alors cette image dans mon ordinateur-ami puis en fais des retouches de colorimétrie ; ce n'est qu'à partir de là qu'il y a une "recherche" ou un "travail" un peu plus pensé sur l'oeuvre : comme vous pouvez le voir, vous avez le même personnage proposé de deux manières différentes - inspiration du matin pour les plus clairs et inspiration du soir pour les plus sombres - le personnage fusain ne change pas, juste l'atmosphère dans laquelle il se trouve. Il n'y a que pour le premier personnage que vous pouvez voir (Miroir Gauche - Miroir Droite) qu'il n'y a pas d'atmosphère différente, lui il n'est que du matin, il y a juste une symétrie qui fait effet de miroir. C'est en fait le dernier personnage de la série que j'ai dessiné, et que j'appelle, soit "Miroir gauche" "Miroir droite" soit "Comme un hommage à Schiele" après qu'on m'ait souvent fait remarquer qu'il ressemblait à un personnage d'Egon Schiele ; j'ai alors pensé qu'il pouvait conclure la série...seul nom donné à ces personnages, mis à part "le cri". Cette Technique me permet donc de créer une nouvelle oeuvre "originale" que je peux dupliquer si je le souhaite, selon certains usages d'imprimerie encore peu utilisés et peu démocratisés dans le monde de l'art ; ils sont imprimés, pour les plus grands formats (50x70cm) sur des papiers agréés Fine Art avec des traceurs numériques 8 ou 9 encres, ce qui permet d'assurer une qualité d'impression fidèle à ce qu'est l'oeuvre ; aussi, les encres utilisées sont les nouvelles encres Epson pigmentées "Génuine" qui ont été agrées par des photographes professionnels - Ce sont en fait les même règles d'usages que la "DIGIGRAPHIE".
Voici les 16 personnages :
Il existe 4 formats d’édition différents pour chaque personnage. - format carte postale 10x15 cm sur du papier epson Mat Archival édité à 60 exemplaires par personnage. - format A5 (14,85x21) sur du papier kahari naturel fait main, 50 exemplaires par personnage. - format 30x40 cm sur du papier epson Mat Archival, 15 exemplaires par personnage. - format 50x70 cm sur papier epson fine art aquarelle, 15 exemplaires par personnage.
Mais qui sont donc ces types, là...que je viens de dessiner ?Ce texte me convient ainsi, pour l'instant. Il n'est pas improbable qu'il évolue un jour ou l'autre.
Perception : C'est l'émergence d'Identités Autonomes d'un peuple tout entier ! Nous ne sommes plus les enfants de Dubuffet et Cy Twombly, mais ceux de Jean-Michel Basquiat et Tyler Durdon... Nous ne sommes plus "Foulien" mais "l'un et le multiple"… Nous ne sommes plus Dadaïstes, ni même Situationnistes, encore que. Nous sommes là, regardez-vous...l'ubiquité tout entière de l'épok, nous sommes ses artères ses nerfs et ses poumons, ses faiseurs d'art et ses dégénérés, ses dé-constructeurs ses pirates et ses indigènes ..., probablement ses dissidents. Nous ne le savons pas tout à fait, pas encore. volontéS. "Intoxiqués par notre épok", nous en sommes l'ubiquité tout entière et tels des poissons hors de l’eau, nous nous tortuons sinueuse-ment, emmenés par nos propres besoins d’ Oxygène et de Vie… Alors on court, on crie, on se déchire souvent, on s’essouffle, on pleure parfois, de joie ou de souffrance…simplement parce que nous souhaitons Vivre. Comme vous. Nous vacillons partout, observons le tout dans ses entités particulières, avides. Nécessairement. Nous connaissons désormais les murs autour de nous. L’égoïsme reste notre mal. Les murs autour de nous, ils sont un sable mouvant… Nous nous appliquons à vivre entier, toujours. Rester Vrai ! Quitte à s’éloigner des gens… Nous cherchons l’équilibre, tels des funambules dans la « nouvelle architecture du monde ». Ses parois sont molles et mouvantes. En continu. L’épok est au suffoque-ment, impalpable. Et nous avons du mal à sourire d’elle. Nos joies pourtant, sincères et quotidiennes…dans l’Amour, l’Amitié, ou la Famille. Nous aimons partager, simplement. Nous aimons rire aussi. Aux éclats, et respirer. Il faudrait aller vite. Il faut aller vite. Dé-constructionS. Et le syndicalisme, prétexte à l’illusion contestataire brade la contestation comme Beigbeder brade Lafayette : « Mobilisation nous, 20% de raisons en plus d’y participez ! » ; « Hyper-manifs U. La manif pour tous ». Des pots de nutella en somme. Brader la « liberté de nos choix » autant que brader nos idées… préférant nier la complexité, est exécrable. Brader l’intelligible, … et brader la révolte. Et tricher. Et mentir. Et tricher, et mentir. Agir, en sommes, de la même manière que ceux montrés du doigt… Je hais les tricheurs, et l’injuste. Viscéralement. Je veux dire « nous ». L’Amour n’est pas un avatar. Encore moins un étendard. L’amour est - là - dans nos vies. Dans nos engagements, dans nos manières d’être ou d’appréhender, de concevoir, de construire, de peindre ou de dessiner, de se ronger aussi, de penser d’hurler de craindre de peur de regarder d’observer d’assumer. De vivre. Limites. L’égoïsme reste le mal, partout. Et l’ethnocentrisme. Et le sociocentrisme aussi. Concepts. La Branchitude est nos œillères. Elle est perverse. Elle est partout. Chez ceux qui montrent du doigt. Ou pas. Prétentieux de « parler à la place de » sans jamais vraiment « faire avec ». Il s’agit de la plupart d’entre nous. La tare des gauchistes. La branchitude n’est pas un look. Considérer que nos idées sont bonnes (meilleures) par leur nature même, est exécrable. Re-construction. « Tout ce qui est fait pour nous, sans nous, est contre nous. » Le chant des possibles doit s’épanouir. Nous aimons avoir le temps, et ne sommes pas en retard sur ce monde… Non, vraiment pas. Le chant des possibles doit s’épanouir. Nous sommes les identités autonomes. Des « identités en Crescendo » : les oeuvriers aguerris des contradictions entre un marché libéral sans complexes et les fourberies autoritaires des régulations publiques d'Etat : nous sommes ses libéraux non profit-ables. Nous sommes ses "Créatifs Culturels", ses Travailleurs de l'Immatériel, ses Travailleurs Autonomes, ses reflux en jachère. Une jachère « d’âme-à-rage », de sages en ébullition, en devenir. Des penseurs nomades en postures vivantes, la béatitude nous emmerde et oeuvrons au dépérissement de la pensée Universelle…ou pour dire juste, de « l’Universalisme », les post-modernes ont tué l’idée de certitudes, la Shoah a tué la rationalité, les gauches ont gâché nos confiances et l’Etat préfère toujours l’injustice au désordre… Nous sommes les libéraux libertaires, la psychiatrie gauchiste, la marginalité désignée lorsque nous revendiquons nos existences, mais nous comptons bien vivre ici, et immédiatement, et œuvrer aux changements du possible. Nous sommes de notre temps et acceptons le meilleur de la modernité. Nous n’avons pas honte. Nos imaginaires, en perpétuelle jachère. Dans le meilleur comme dans le pire…l’égoïsme reste notre mal. Et – Nous - sommes là, oui…regardez-vous…de simples portraits de chaire, pigmentés de fusain, collés au pied du mur. Nous sommes tous là, et l’art, qui n’est ni un miroir ni un reflet, est… Ici, posé, pied à terre et suspendu. C’est vous, c’est nous. Nous nous occupons de notre lumière, pour notre propre équilibre. Temporaires. Funambules. Travailleurs. Autonomes. Créatifs. Nomades. Dissidents. Intellos. Spiritueux. Libéraux non profit-ables. Libertaires. Amoureux. Nos joies sincères et quotidiennes. Pour notre rayonnement. Qu’on se comprenne. « On ne sauve pas celui qui n’se sauve pas lui-même… ». Non. Alors on court, on crie, on se déchire souvent, on s’essouffle, on pleure parfois, de joie ou de souffrance…simplement parce que nous souhaitons Vivre. Comme vous. Nous ne voulons plus de ces pseudos révolutions. De ces pseudos contestations. De ces pseudos révoltes. De toutes ces « bonnes raisons » de s’agripper à ces révoltes -sensées, mais clientélistes. Des os en pâtures. La foule se tait si bien dans l’intimité. Mascarades. Gueule du loup. Circulaire. "La liberté appartient à ceux qui s’en approprient les conditions"
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| Mise à jour le Vendredi, 30 Avril 2010 11:21 |
"Regardez-vous, nous ..."



















